Tristana

Jeudi 19 juin, Majestic Passy :

Hommage à Catherine Deneuve

 

    

 

    

 

 

 


  

 

Deneuve-300

« Le cinéma ne m'a jamais empêché de vivre. »

 

« L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance, elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps ! »

 

« Je me méfie de la sécurité, pour moi c'est comme une mort lente. »

 

« C'est pas parce qu'on s'expose qu'on doit être lapidé. »

 

 

Hommage à Catherine Deneuve

Quelle saga... une grand-mère souffleuse à l'Odéon, une mère actrice de théâtre et un père directeur de doublage à la Paramount. Première apparition à l'écran en 1957 dans Les Collégiennes. Roger Vadim la propulse avec Le Vice et la vertu. Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy, succès public et Palme d'or à Cannes. Schizophrène dans Répulsion de Roman Polanski ; épouse sage pensionnaire d'une maison close dans Belle de jour de Luis Buñuel (1966) ; comédienne au tempérament passionné du Dernier Métro (César de la meilleure actrice en 1981) ; personnages de femmes à la fois volontaires et vulnérables chez André Téchiné, Hôtel des Amériques (1981) ou Les Voleurs (1996) ; Place Vendôme, de Nicole Garcia, (Prix d'interprétation à Venise 1998). Avec un goût sûr et de l'audace, de la fantaisie et le sens du rythme, elle alterne de grandes fresques populaires, comme Indochine de Régis Wargnier (nouveau César en 1992), et assoit son statut de star, mais la cinéphile Deneuve travaille aussi avec les talents les plus singuliers du cinéma français, de Léos Carax à François Ozon, et ne se prive pas d'une carrière internationale. Modèle pour le buste de Marianne, elle est également ambassadrice de bonne volonté à l'Unesco pour la sauvegarde du patrimoine cinématographique. Elle était au dernier Festival de Cannes avec Un conte de Noël d'Arnaud Despléchin (compétition) et Je veux voir de Joana Hadjithomas et Khalil Joreigeen (Un Certain Regard).

 

Catherine Deneuve à propos de Tristana
« Tristana est un de mes grands souvenirs. J'étais attirée par le mystère de ce personnage féminin, son comportement, ses pulsions. Il y avait l'idée du mensonge et du détournement des mots. Les acteurs réagissent mieux quand on leur demande ce qui correspond à leur nature profonde. Voilà ce qui m'intéresse au cinéma. Le tournage a été très euphorique malgré le côté souvent très dramatique du scénario, car l'optique de Buñuel, même lorsqu'il filme une histoire dure, reste celle de l'humour noir... Buñuel est d'une pudeur extrême qui le rend très impatient : il souffre réellement d'entendre plusieurs fois le même texte, de voir plusieurs fois les mêmes gestes... Contrairement à ce que l'on peut penser, le plus difficile ne fut pas de jouer la seconde partie du film où Tristana est devenue méchante. Non, la première partie me parut plus complexe ; c'est très difficile de jouer la naïveté... Mais Buñuel est finalement quelqu'un de très simple et qui a horreur de chercher une signification psychologique à ses personnages. Pendant le tournage, il n'arrêtait pas de nous dire avec humour : "Et surtout, pas de psychologie !"...»

 

 


 

 

tristana

 

 

Tristana,
de Luis Buñuel
Espagne - France - Italie / 105' / 1970

 

 

Séance présentée par Laura Del Sol et Juan Luis Buñuel, en présence de Catherine Deneuve

 

 

 

 

icoBandeAnnonce


 

 


 

 

Résumé : À la mort de sa mère, la jeune Tristana est recueillie par un respectable aristocrate vieillissant de Tolède, Don Lope. Extrêmement pointilleux sur les questions d'honneur, il est en même temps très tolérant envers lui-même. Il séduit son innocente pupille sans la moindre difficulté et en fait sa maîtresse. Pour lui, le mariage détruit l'amour et seule la liberté est désirable. Mais quand Tristana veut prendre sa liberté pour vivre avec le peintre Horatio, Don Lope doit affronter les conséquences de ses idées.

 

Générique
Avec : Catherine Deneuve, Fernando Rey, Franco Nero, Lola Gaos, Antonio Casas. Scénario : Julio Alejandro, Luis Buñuel. Image : José F. Aguayo. Son : José Nogueira. Décor : Enrique Alarcón. Montage : Pedro del Rey. Production : TaliaFilm / Epoca Film (Madrid) / Selenia Cinematografica (Rome) / Les Films Corona (Paris). Distribution : Tamasa Distribution. Espagne - 1970 - 1h40. Contact : c-ducinema@wanadoo.fr

 

 

bunuelRéalisateur
Né en 1900 au sein d'une famille nombreuse mais riche, il suit une éducation chez les Jésuites qui marquera toute son oeuvre. À 17 ans, il part à Madrid. Dadaïste avec Un chien andalou, écrit en collaboration avec Salvador Dali. Suite à la projection de son film, L'Âge d'or, la copie du film est saisie et l'interdiction ne sera levée qu'en 1980. Bouleversé par la guerre civile qui éclate en Espagne, il est contraint de s'exiler au Mexique où il tournera Los Olvidados (1947), El (1953), Nazarin (1959)... Puis il revient tourner en Europe, Viridiana, (Palme d'or au Festival de Cannes 1961) qui provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco interdit le film qui sera distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du « Caudillo ». Buñuel tourne régulièrement en France des films toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice. Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), il choisit d'arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir (1977) et meurt le 29 juillet 1983 à Mexico.

 

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