Prix CRIMIC / Sorbonne

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Le Prix CRIMIC / Sorbonne est remis dans le cadre de Dífferent ! L’autre cinéma espagnol par un jury, composé d'étudiants et d'enseignants. Le cinéaste lauréat est invité de nouveau à Paris pour donner
une Master Class en Sorbonne au cours de l'année universitaire suivante.

Le premier Prix CRIMIC / Sorbonne a été attribué en 2017 à Carla Simón pour son film Estiu 1993
(
Été 93).

 

Prix CRIMIC / Sorbonne 2018 

 

  

 

Le jury du Prix CRIMIC / Sorbonne 2018, présidé par David Jurado, enseignant de l’université, et composé des enseignants Julie Amiot et Eduardo Hernández, des doctorants Alejandro IzquierdoMarguerite Azcona et Gabrielle Pannetier, et des étudiantes de licence Lorie Delafosse et Jeanne Aulanier, a décidé de décerner le prix à : 

 

La mano invisible

de David Macián

 

Avec un langage et des ressources délibérément limités au service d’un récit qui interpelle constamment le spectateur et lui demande de réfléchir à la nature de ce qu’il est en train d’observer, La mano invisible construit un univers à la fois simple et complexe sur le monde du travail. Du réalisme au documentaire, en passant par le symbolique, tout en proposant un dialogue constant avec la littérature et les arts contemporains, La mano invisible s’insère dans une tradition créative qui utilise la fiction pour documenter de manière critique la réalité. Le film de David Macián est à son tour une perle rare dans la longue liste des films qui traitent du monde du travail et dont les derniers exemples en Europe sont A fábrica de nada de Pedro Pinho, 7 minuti de Michaele Placido ou encore La loi du marché de Stéphane Brizé. Avec une interprétation exceptionnelle et une mise en scène efficace, conceptuelle et explosive, le film de David Macián est original, ludique et riche. Grâce à un travail collectif et coopératif de production, le film est de plus cohérent avec le sujet qu’il traite et propose ainsi une manière différente de produire et de faire du cinéma. Sans tomber dans le pamphlet, mais avec une forte dose de critique sociale, ce film est sans aucun doute singulier et différent, un pari pour un cinéma espagnol qui assume des risques et fait des propositions.

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Con un lenguaje y unos recursos deliberadamente delimitados y puestos al servicio de una narración que en todo momento interpela al espectador y le pide reflexionar sobre la naturaleza de lo que está contemplando, La mano invisible construye un universo a la vez simple y complejo sobre el mundo laboral. Del realismo a lo documental, pasando por lo simbólico, y manteniendo un diálogo constante con la literatura y las artes contemporáneas, La mano invisible se inserta en una tradición creativa que utiliza la ficción para documentar de manera crítica la realidad. A su vez, el film de David Macián es una perla rara entre la larga lista de películas que ahondan en el tema del trabajo, cuyas referencias europeas más recientes son quizás A fábrica de nada de Pedro Pinho,7 minuti de Michaele Placido y La loi du marché de Stéphane Brizé. Con un trabajo actoral destacado y una puesta en escena eficaz, conceptual y explosiva, la película de David Macián resulta lúdica y rica en contenidos. La mano invisible es además coherente con el tema que trata dadas las condiciones de producción, cooperativas y colectivas, en las que se realizó, proponiendo así una alternativa formal a la manera de hacer cine. Sin caer en el panfleto, pero con un fuerte anclaje en la crítica social, está película es a todas luces singular y diferente, una apuesta por un cine español arriesgado y propositivo.   

 

La presse en parle

 

La Vanguardia / EFE

ABC

20 Minutos

La Opinión de Murcia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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