C'était mercredi 15 juin à 21h30

 

Hommage à José María Prado, par Juan Pablo Branco,
sous le regard de Marisa Paredes et Otar Iosseliani, en présence de nombreux amis.

 

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Le film de la soirée par Laura del Sol   

 

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HOMMAGE à José María Prado 

 

     Chema Prado est un inconnu du grand public. Il n’est ni acteur, ni scénariste, ni réalisateur. Il n’est pas non plus danseur, chanteur, ni même un habitué des plateaux télé. Son travail a été, simplement, ou rien de moins, que de diriger la Filmoteca Española pendant les 26 dernières années après y avoir travaillé 14 autres années. C’est à dire, pratiquement toute une vie dédiée à la récupération, la recherche et la conservation du patrimoine cinématographique espagnol, travail pour lequel il a été internationalement reconnu : il y a peu, par exemple, il a reçu le Prix Fénix pour sa contribution à la culture cinématographique espagnole et d’Amérique Latine, et a été reconnu par la Fédération internationale des archives du film (FIAF), entre autres distinctions.

     Mais la renommée de Chema Prado n'est pas uniquement dûe aux prix reçus ni à ses fécondes relations personnelles, mais à son œuvre. Filmoteca Española est reconnue dans le monde entier, preuve en est l’impressionnant Centre de Conservation et Restauration de la Cité de l’Image à Madrid, un modèle du genre. Un effort titanesque accompli par (ou malgré) de nombreux directeurs généraux du cinéma – ils ont été onze au-dessus de Chema Prado au fil du temps. Ils n’ont pas tous correctement défendu la Filmoteca, certains lui ont même mis des bâtons dans les roues.

     Et, fatigué de tant de difficultés, Chema Prado a décidé de jeter l’éponge, de quitter son poste et de revenir à son grand amour : la photographie. Une grande perte pour la cinématographie espagnole. Et une occasion de lui rendre à Paris l’hommage et les remerciements qu’il mérite comme homme de cinéma irremplaçable.

Diego Galán, Critique, historien, cinéaste

 

     Chema Prado no es un hombre conocido por el gran público. No es actor, guionista ni director de cine. Tampoco bailarín, cantante, ni siquiera frecuentador de tertulias televisivas. Su trabajo ha sido, simplemente o nada menos, que dirigir la Filmoteca España durante los últimos 26 años tras haber trabajado en ella otros 14 años más. Es decir, prácticamente toda una vida dedicada a la recuperación, investigación y conservación del patrimonio cinematográfico español, labor por la que ha sido reconocido internacionalmente: hace bien poco, por ejemplo, recibía el premio Fénix por la contribución a la cultura cinematográfica de Iberoamérica, y ha sido reconocido por la Federación Internacional de Archivos Fílmicos (FIAF), entre otras distinciones. Pero el prestigio de Chema Prado no se cuenta sólo a través de los premios recibidos ni de sus fértiles relaciones personales sino en su obra. Filmoteca Española es reconocida en todo el mundo, y baste para comprobarlo el impresionante Centro de Conservación y Restauración en la Ciudad de la Imagen de Madrid que es un modelo en su género. Un esfuerzo titánico realizado a través (o a pesar) de diversos directores generales de cine –once han sido los que han pasado sobre Chema Prado a lo largo del tiempo. No todos ellos han amparado correctamente a la Filmoteca, algunos incluso le han puesto trabas. Y cansado ya de tantas dificultades, Chema Prado ha decidido tirar la toalla y dejar el cargo y regresar a su gran afición: la fotografía. Una gran pena para la cinematografía española. Y una ocasión para rendirle en París el homenaje de agradecimiento que merece como irremplazable hombre de cine.

 

 

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