C'était lundi 20 juin à 21h30

 

Hommage à Ricardo Darín,
par Laura del Sol, Présidente d'Espagnolas en París,
dans un Majestic Passy plein à craquer

TRUMAN en présence du réalisateur Cesc Gay,
des comédiens Ricardo Darín et Javier Cámara et de la productrice Marta Esteban

 

 Le film de l'hommage par Laura del Sol  

  

     

 

    

 

 

Le film de la soirée par Laura del Sol  

 

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HOMMAGE à Ricardo Darín

 

     Lorsque les ami(e)s d’Espagnolas en París m’ont proposé d’écrire quelques mots sur Ricardo Darín, j’ai posé une seule condition : que je puisse le faire en français. Il m’a semblé que la seule manière d’oser parler de cet immense comédien, c’était de parier sur le fait qu’il ne comprenne pas cette langue – c’est-à-dire que nous puissions nous entendre, comme disait Romain Gary, “sans que la barrière du langage ne se dresse entre nous“.

     J’ai rencontré Darín deux fois : une première fois en Argentine, au festival de cinéma de Mar del Plata. Je dînais avec Juliette Binoche et il m’a serré la main sans la quitter des yeux (ce qui m’a semblé la moindre des choses de la part d’un gentleman argentin). La deuxième fois, nous nous sommes croisés au festival de Cannes et, comme je n’étais accompagné, si je puis dire, que par Laurent Lavolé, un ami producteur français, j’ai eu droit à ce sourire franc et mutin qui lui est si propre, qu’on lui connaît tant, et que dessinent bien plus ses yeux pétillants que ses lèvres.

     Je ne vais pas faire l’éloge de l’homme (que je connais donc à peine) ou du comédien (que vous connaissez tous, au moins depuis Nueve Reinas et ses premiers films avec Campanella, sans doute autant que moi).

     Il est peut-être possible de dire ce qui provoque de l’émotion, de la joie, de la tristesse, de la pitié, de la frayeur dans un film. Mais il est difficile de dire à quoi tient l’intelligence dans le jeu. Peut-être à ce qui échappe au jeu justement, et qui fait que certains acteurs – Henry Fonda, Burt Lancaster, Dirk Bogarde, Marcello Mastroianni, Ricardo Darín –, sans jamais cesser d’être eux-mêmes, possèdent toujours quelque chose de plus que leur personnage, qu’ils sont toujours quelque chose de plus que leur personnage, comme s’ils flottaient inévitablement quelques mètres au-dessus d’eux, les regardant avec une minuscule distance qui nous permet de les comprendre et les aimer davantage.

Santiago Amigorena, cinéaste, scénariste, écrivain

 

Filmographie (extraits)

2015 Truman, de Cesc Gay
2014 Relatos salvajes (Les Nouveaux Sauvages), de Damián Szifron
2013 Tesis sobre un homicidio, de Hernán Goldfrid
2013 Séptimo de Patxi Amezcua
2012 Una pistola en cada mano (Les hommes ! De quoi parlent-ils ?), de Cesc Gay
2012 Elefante blanco, de Pablo Trapero
2011 El Chino (Un cuento chino), de Sebastián Borensztein
2010 Carancho, de Pablo Trapero
2009 El baile de la victoria, de Fernando Trueba
2009 Dans ses yeux, de Juan José Campanella
2007 XXY, de Lucía Puenzo
2006 La educación de las hadas, de José Luis Cuerda
2005 El Aura, de Fabián Bielinsky
2004 Luna de Avellaneda, de Juan José Campanella
2002 Kamchatka, de Marcelo Piñeyro
2001 El Hijo de la Novia (Le Fils de la mariée), de Juan José Campanella
2001 La Fuga, de Eduardo Mignogna
2000 Nueve Reinas (Neuf Reines), de Fabián Bielinsky
1999 El mismo amor, la misma lluvia, de Juan José Campanella
1998 El faro, de Eduardo Mignogna
1993 Perdido por perdido, de Alberto Lecchi
1987 Revancha de un amigo, de Santiago Carlos Oves
1986 Les Longs Manteaux, de Gilles Béhat
1984 La Rosales, de David Lipszyc
1983 El desquite, de Juan Carlos Desanzo
1981 Abierto día y noche, de Fernando Ayala
1980 La discoteca del amor, de Adolfo Aristarain
1979 Los éxitos del amor, de Fernando Siro
1979 La playa del amor, de Adolfo Aristarain
1979 La carpa del amor, de Julio Porter
1979 Juventud sin barreras, de Ricardo Montes
1978 La rabona, de Mario David
1977 Así es la vida, de Enrique Carreras
1969 La culpa, de Kurt Lang

 

 

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